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Les filières de vins d’appellation
d’origine sont caractérisées par deux éléments
majeurs susceptibles d’induire de forts déséquilibres
entre volumes disponibles et besoins pour la commercialisation :
- une séparation verticale entre
le vignoble, détenteur des surfaces productives et de l’appellation
et le négoce qui commercialise la majeure partie des vins ;
- une production aléatoire, restreinte
par des rendements maximum autorisés proposés annuellement
par les syndicats de producteurs et légitimés par
l’INAO ;
En l’absence d’une mise en cohérence
globale des stratégies de production et de commercialisation,
des désajustements entre offre et demande peuvent apparaître
et conduire à des situations d’excédent (classiques
ces dernières années) ou de pénurie destructrices
de valeur et pénalisantes pour l’ensemble des opérateurs
à court terme : pertes de parts de marché, réduction
des prix.
A long terme, cela peut également se traduire
par une réduction de la notoriété des appellations
auprès des consommateurs, qui est pourtant l’atout clé
de leur développement dans un secteur de plus en plus marqué
par la concurrence des vins des nouveaux pays producteurs.
Ces questions sont au centre du débat
sur la réorganisation actuelle du secteur viti vinicole.
La réforme de l’OCM jointe à la restructuration nationale
de la filière ouvre en effet la voie à une redéfinition
des modes de régulation des marchés, des structures
d’encadrement et de leurs missions qui doit être raisonnée
dans la perspective d’une libéralisation accrue des marchés
et d’une réduction des aides à l’horizon 2013.
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